Comment va la Grèce ? 2/2

Tout ça pour ça...

Après tous ces mois de discussions sans fin, de pressions diverses, entre le FMI et certains pays Européens, entre la Grèce et les autres pays Européens, entre les pays Européens eux-mêmes ;

après moult annonces de la Commission indiquant qu'il est temps de tourner la page de l'austérité et de donner une nouvelle perspective à la Grèce ;

après un sérieux coup de semonce intervenu en Grande Bretagne en juin et secouant les certitudes de ceux qui pensaient que le projet Européen est avant tout économique ;

le résultat est.... rien du tout.

L'UE, au bout d'une de ces réunions dont elle a le secret, décide de ne rien faire, c'est à dire, on va continuer bien sûr à "aider" la Grèce, ce qui concrètement revient à lui prêter de l'argent pour rembourser la tranche précédente qu'elle n'avait pas les moyens de payer, en continuant à faire gonfler la dette et à comprimer l'économie du pays.

Bien sûr, le résultat aurait pu être autrement plus fâcheux, comme par exemple le blocage de la nouvelle tranche de prêt et la faillite du pays. Cela nous pendait au nez l'été dernier, et les Grecs, dans un référendum massivement suivi, avaient donné mandat à leur 1er ministre pour aller jusqu'au bout, c'est à dire, in fine, la sortie de l'Euro (ce qui aurait été tout aussi catastrophique pour la population).

Aujourd'hui, nous n'en sommes plus là. La Grèce coopère de manière exemplaire, en écrasant sa population de taxes et de baisses de prestations sociales. Après tout, on pourrait y voir un rattrapage, certes douloureux, mais nécessaire de toutes les réformes ajournées jusque là pour assainir les finances du pays.

Mais la méthode pour y parvenir est aussi importante que la finalité : la brutalité des mesures d'austérité, leur accumulation, l'absence de résultat tangible sur les finances du pays, saignées par les remboursements et la récession économique, ont ôté tout espoir dans la population. Ce plan ne peut pas marcher, il est déjà en échec, et les résistances refont surface...

 

C'est la fin d'un cycle, celui du désintérêt des partenaires européens pour la sortie de la crise grecque. La suite ne peut être que meilleure, espérons-le !

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