LES OSSEMENTS de Yannis KONDOS

Et voici la quatrième semaine où nous sommes enfermés à l'intérieur. Si vous avez l'impression de devenir fous, voici un poème qui devrait vous parler...

 

Une fois de plus il passe en été, Franz Kafka.

Il s'assoit. On joue aux échecs.

On boit du lait - bien assorti

aux habits noirs. On plaisante,

on rit. Sa toux ferrugineuse

me bouleverse. Il ôte son manteau

et s'enquiert de toi. Je lui dis

que tu dors à côté. Nous continuons.

A l'aube, il part, emportant

la moitié de la chambre - c'est toujours lui qui gagne -

 

extrait de : 'les Ossements' de Yannis Kondos

traduit par Michel Volkovitch in 'Anthologie de la poésie Grecque contemporaine', nrf, ed. Gallimard

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Commentaires: 1
  • #1

    Fraysseix Maryse (jeudi, 16 avril 2020 11:14)

    Un petit Bonjour d'Athènes,
    Je viens de découvrir votre site.
    Il est super!

    Ça fait rêver en ces temps de confinement.

    A bientôt
    Maryse